Relations presse : pourquoi l’été n’est pas une pause
« On verra ça à la rentrée. »
C’est la phrase réflexe dès la fin juin. Sur le papier, la logique se tient : les équipes partent, les circuits de décision s’allongent, les annonces ralentissent. Beaucoup d’entreprises en concluent que communiquer en juillet ou en août aura peu d’impact. C’est souvent une erreur de calcul.
Le terrain médiatique ne ferme pas ses portes, il change de rythme
Les rédactions ne s’arrêtent pas de tourner le 30 juin. En revanche, les grilles d’été évoluent, certains journalistes sont absents, d’autres prennent le relais, et les experts habituellement sollicités ne sont pas toujours disponibles.
C’est précisément ce changement de contexte qui peut créer des opportunités. Quand le flux d’actualité corporate ralentit, certains sujets trouvent plus facilement leur place. Les journalistes peuvent être plus ouverts à de nouvelles voix, à condition que l’angle soit juste, utile et adapté à la période.
L’idée n’est évidemment pas de forcer une prise de parole. L’été n’est pas toujours le bon moment pour pousser une annonce très corporate, un lancement produit complexe ou un sujet qui mérite une pleine attention business. Il impose plutôt de communiquer autrement.
Sortir du réflexe purement business
En été, les sujets les plus intéressants ne sont pas toujours ceux que l’entreprise aurait spontanément mis en avant le reste de l’année.
Pour des acteurs B2B, c’est souvent une période pertinente pour travailler des angles plus transversaux : une évolution de marché, une tension observée chez les clients, une transformation des usages, un retour d’expérience dirigeant. Des sujets qui permettent d’ouvrir le propos sans perdre en crédibilité.
C’est aussi une période utile pour travailler le relationnel. Un café avec un journaliste, un échange de fond, une discussion sans annonce immédiate derrière : ce sont rarement les actions les plus visibles dans un reporting, mais elles comptent. Elles permettent de comprendre ce qu’une rédaction prépare, de tester un angle, d’identifier un bon interlocuteur ou simplement de créer un premier lien avec un média que l’on n’avait pas encore réussi à approcher.
Ce travail-là ne produit pas toujours une retombée immédiate. Mais il prépare souvent les conditions des retombées futures.
La rentrée ne se prépare pas en septembre
Septembre est une période dense. Les annonces s’accumulent, les études sortent, les événements reprennent, les entreprises veulent toutes réoccuper l’espace médiatique. Une marque qui a complètement disparu pendant deux mois relance souvent la machine à froid. À l’inverse, une présence légère mais régulière pendant l’été permet d’arriver à la rentrée avec des contacts réactivés, des sujets déjà travaillés et des angles plus clairs.
Les relations presse ne fonctionnent pas par à-coups. Elles reposent sur une présence, une régularité et une compréhension fine du contexte médiatique. Ralentir l’été est normal. Disparaître totalement l’est beaucoup moins.
Couper les RP pendant cette période revient souvent à perdre deux mois de préparation, de relationnel et d’opportunités discrètes. Et dans notre métier, ce terrain-là ne se rattrape pas toujours aussi vite qu’on l’imagine.















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