Vodcasts : la vidéo rebalance les cartes de l’audio
Le podcast est installé depuis longtemps dans les stratégies de communication. En France, près d’un Français sur deux en écoute régulièrement. Les communicants le suivent de près parce qu’il permet d’adresser des communautés expertes, parfois étroites, mais fortement qualifiées.
Aujourd’hui, ce qui change, c’est la distribution : la vidéo fait basculer le podcast vers des logiques de plateforme et de streaming.
La consommation vidéo progresse nettement dans les usages. Une étude ACPM x CSA publiée en 2025 indique que plus d’un Français sur deux a déjà regardé un podcast filmé, et qu’une part significative en consomme chaque semaine. La frontière entre audio et vidéo s’estompe.
Les plateformes accompagnent ce mouvement. YouTube annonce plus d’un milliard d’utilisateurs mensuels pour les podcasts sur sa plateforme et indique que la télévision connectée est l’écran dont la croissance est la plus rapide pour ces contenus. Une part croissante des podcasts vidéo est donc regardée sur téléviseur via l’application YouTube.
De son côté, Spotify renforce ses dispositifs de publication et de monétisation vidéo. Fin 2025, un partenariat international avec Netflix a été annoncé afin de distribuer certains podcasts filmés sur la plateforme de streaming à partir de 2026, avec un déploiement progressif selon les territoires. Ce rapprochement inscrit clairement le podcast vidéo dans l’écosystème du streaming.
Ce basculement touche donc le format, mais surtout son exploitation.
Pour une marque tech, un épisode filmé devient un actif éditorial à part entière. Il peut être découpé, cité, republié, intégré dans une stratégie social media, nourrir une newsletter, enrichir une page ressource. La vidéo facilite cette réutilisation parce qu’elle produit immédiatement des formats courts exploitables.
Cela implique une préparation différente. Un passage en podcast filmé demande une structure : angles, exemples précis, séquences démonstratives quand le sujet s’y prête, et moments identifiables qui pourront vivre seuls en extrait. La qualité du fond reste centrale ; la mise en scène pèse sur la réception.
La production joue aussi comme signal. Dans l’univers software et scale-up, l’image perçue compte. Un cadre instable, un son approximatif ou un montage bâclé affaiblissent un discours pourtant solide. Le standard attendu n’est pas celui d’un plateau télévisé, mais d’un rendu cohérent avec le niveau de l’entreprise.
Autre enjeu : l’indexabilité.
Avec la montée des usages de recherche et de réponse assistées par IA, un contenu audiovisuel mal structuré reste difficile à exploiter. Un épisode transcrit proprement, chapitré, contextualisé par des données vérifiables et des liens précis devient réutilisable dans des parcours d’information. Sans ce travail éditorial, la vidéo reste un flux.
Pour les directions communication et marketing, l’enjeu se résume à une question : le contenu est-il réutilisable, citable, et durable dans le temps ? Un épisode qui tient dans la durée repose sur des éléments vérifiables, une structure claire et des ressources associées.
Pour les marques tech, cela suppose d’orchestrer différemment les prises de parole : identifier les formats pertinents, préparer les porte-parole, penser la déclinaison des contenus dès l’amont, mesurer l’impact au-delà du nombre de vues, et articuler podcast, social media, site corporate et référencement.
C’est à ce niveau que se joue la maturité des stratégies éditoriales.
Pour une agence RP qui accompagne des entreprises technologiques, le podcast filmé devient un point de convergence entre relations médias, production de contenu, visibilité organique et réputation d’expertise. Il permet de transformer une intervention ponctuelle en actif durable, intégré à une stratégie globale.








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